Accueil » ECONOMIQUE » À la découverte des femmes entrepreneurs dans le Haut-Uélé: Entre nécessité et ambition

À la découverte des femmes entrepreneurs dans le Haut-Uélé: Entre nécessité et ambition

Dans la province du Haut-Uélé on trouve aussi des femmes qui créent une entreprise et tentent de la développer sur un segment de marché prometteur.

Les études et enquêtes du journal le coq de l’Est montrent que ces petites et moyennes entreprises (PME) dirigées par des femmes sont principalement concentrées dans trois secteurs : le commerce, les services et l’agriculture,alors que l’entrepreneuriat féminin joue un rôle fondamental dans l’économie de notre pays.

Ces femmes rencontrent des difficultés, pour faire en sorte que leurs projets aident effectivement à créer des entreprises viables et productives  , à cet effet, l’humanité est appelé à améliorer l’environnement économique pour les femmes dans les zones urbaines que rurales.

Le cas de Judith LIHUMBU MOSEKA , éditrice-directeur général du magazine le regard sur la Rdc et Avenir pour un congo Meilleur (ACM en sigle) s’est confié à lecoqdelest.net à l’occasion de son 29è anniversaire de naissance.

Cette femme entrepreneur, journaliste, a pris tout son risque pour lancer en fin 2016 le premier journal écrit en territoire de watsa. Deux ans plus tard ,elle se lance dans le bussness et créé l’Avenir pour Un congo Meilleur , une compagnie privée de droit congolais qui oeuvre dans le commerce général, la construction, la maintenance et autres.

Elle cherche à développer ses activités qui ont besoin, d’une aide ciblée pour lever les obstacles auxquels elles se heurtent.

Qu’elle travaille par nécessité ou avec une ambition plus commerciale, elle est confrontée à l’obtention des financements. Elle rencontre également des problèmes plus généraux, que connaissent toutes les PME en RDC : le crédit est rare et cher car le secteur bancaire est peu-développé en terme de garantit de remboursement sur le plan local , et ce sont les micro-entreprises telle que celle de Lihumbu Moseka Judith et les PME qui en pâtissent le plus.

De surcroît, par manque de ressources suffisantes , de formation technique ainsi qu’à d’autres actifs, les femmes ne peuvent pas assez investir suffisamment de temps et de moyens dans leur entreprise vues les charges sociales et familiales qui sont naturellement connues.

Comment lever les obstacles ?

Le coq de l’Est estime qu’il faut soutenir ces femmes entrepreneurs en recourant à une approche globale qui associe la fourniture directe d’équipements, un accès à l’éducation aux financements, à l’encadrement et une aide sociale.

Pendant longtemps, le Code de la famille a interdit aux femmes mariées de signer un contrat, de faire enregistrer une entreprise, d’ouvrir un compte bancaire ou d’obtenir un prêt sans l’autorisation de leur époux. Une solution juridique retrouvée avec les réformes portées par le ministère de la Justice et par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, sa version révisée a été votée par le Parlement en juin 2016.

Outre les obstacles ci-haut évoqués, l’étude révèle que le manque d’accès à un financement est un problème crucial pour les femmes entrepreneurs souhaitant développer leur activité.

De plus, l’étude constate qu’il y a peu de produits financiers adaptés aux besoins des femmes entrepreneurs dans les secteurs en croissance, tels que l’industrie légère ou l’agroalimentaire, avec un appui considérable de la société kibaligoldmines qui tente de résoudre tant soit peu mais le besoin est multiple et elle seule ne saura résoudre tout un chapelet de demande et ou d’intervention.

Les solutions proposées dans l’étude passent, entre autres, par des sources alternatives pour le financement multisectoriels, par la croissance du marché du crédit-bail et par des programmes de formation, des projets pilotes. En partenariat avec les pouvoirs publics, les institutions financières qui peuvent apporter un financement et à donner des conseils pour expérimenter et mettre en œuvre ces solutions.

ATD/lecoqdelest.net

2 commentaires sur “À la découverte des femmes entrepreneurs dans le Haut-Uélé: Entre nécessité et ambition”

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
1 × 21 =