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Haut-Uélé/Environnement : La vision du nouveau gouverneur consiste à exploiter de manière rationnelle et rentable les ressources naturelles tout en garantissant un développement durable

La gestion de l’environnement et de toutes les ressources naturelles que la province du Haut-Uélé
renferme détermine la qualité de la vie et l’avenir de l’humanité.

C’est ce qui, selon Christophe BASEANE NANGAA devant les députés provinciaux lors de la campagne justifie la « problématique environnement » devenue à ce jour une préoccupation mondiale.

Avec une faune et une flore riches et diversifiées, la Province
dispose des atouts majeurs susceptibles de booster un développement durable,cependant, le réchauffement climatique et l’avancée du désert de
Sahara menacent terriblement les Territoires de Dungu et Faradje, l’exploitation forestière et minière à grande échelle dont les
effets sur l’écologie demeurent redoutables, constitue un défi majeur à
relever pour le nouveau gouverneur.

Sa vision consiste à exploiter de manière rationnelle et rentable les
ressources naturelles tout en garantissant un développement durable.

Outre sa vocation agricole,la Province du Haut-Uele est également une région à vocation minière, ses ressources constituées de l’or, du
diamant, du fer, du coltan, de la cassitérite, du nobium, de la platine, du nickel, du calcaire, etc. sont de grandes opportunités pour booster
l’économie de la Province en dépit du fait que leur exploitation est encore
en grande partie artisanale, semi-industrielle et non diversifiée.

Avec seulement
l’entreprise Kibali Gold Mine qui exploite l’or de manière industrielle dans le territoire de Watsa,plusieurs autres défis caractérisent la gouvernance
minière de la Province du Haut-Uele, notamment :
• L’existence des coopératives minières faiblement organisées ;
• L’existence des zones d’exploitation artisanale faiblement exploitées ;
• L’absence d’un répertoire fiable des opérateurs miniers ;
• L’exploitation anarchique dans certains sites d’exploitation
minière artisanale et des carrières d’extraction de matériaux de construction ;
• Des conflits récurrents entre les exploitants miniers artisanaux
et les entreprises minières industrielles ;
• Diverses tracasseries dans les sites miniers d’exploitation
artisanale ;
• Le faible encadrement des exploitants artisanaux dans la
production et la commercialisation des substances minérales,
L’exploitation illégale et le trafic illicite des substances
minérales ;
• Le non-respect par les exploitants artisanaux des normes de
la protection de l’environnement minier ;
• Les éboulements dus au dépassement de la profondeur
légale d’exploitation minière artisanale ;
• La gestion opaque et cavalière de la redevance minière au
profit des oligarchies et au détriment des communautés
locales et de la Province ;
• Le détournement par le Gouvernement provincial sortant de la quotité de la redevance minière échue aux ETD ;
• L’ingérence du Gouvernement provincial sortant dans le processus de délocalisation des personnes affectées par le projet minier de Giro Gold Fields ;
• Le gel des concessions minières par certains titulaires de titres
miniers ;

Ces difficultés menacent l’instauration de la bonne
gouvernance et la transparence du secteur et privent ainsi le peuple
de moyens importants pour la réalisation de son bien-être social.

Christophe Baseane Nangaa a indiqué avoir l’obligation morale de conjurer le paradoxe de la malédiction
des ressources minières qui doivent désormais se transformer en
bénédictions susceptibles de contribuer au bien-être de nos populations.

« La bonne gestion du secteur minier en Province passe entre autres par la moralisation de l’administration minière. Nous nous inscrirons dans l’optique qui facilite la stabilité des investissements dans le secteur minier,
notamment en luttant contre la fraude minière.
Notre Gouvernement jouera son rôle dans les limites de ses compétences
et attributions.
La bonne gestion de l’environnement minier est une question majeure qui
nous préoccupe considérablement. Obligation sera faite aux opérateurs
miniers d’assurer la protection de l’environnement concerné par l’activité
minière et de restaurer les sites après l’exploitation conformément à la loi en la matière » avait-il conclut devant les élus.

Réagissant face à ce programme-compagne, Dieu Merci Thuambe, journaliste économique et membre du réseau national des environnementalistes et communicateurs des ressources naturelles, juge opportun ce programme campagne, mais sollicite au nouveau gouverneur de former un gouvernement des technocrates pour relever les défis surtout du secteur des ressources naturelles.

« Nous sommes d’avis que le nouveau gouverneur selon ses propos fera du Haut-Uélé ,une province digne de foi dans sa modernisation avec ses ressources. Nous serons conseiller tant direct qu’indirect et vigilants pour que sa vision soit concrétisée. Nonobstant, nous le renvoyons dans le strict respect des lois minières fixant ses attributions et celles des services techniques.
Sans préjudice des prérogatives lui reconnues notamment par la loi sur la libre
administration des provinces et d’autres lois en la matière. Nous lui demandons d’élaborer une politique adéquate et coherente provinciale relative aux programmes
miniers, minéralogiques, industriels, énergétiques d’intérêt provincial à proposer à l’Assemblée provinciale, capable de répondre aux besoins de la population dans ce secteur » a dit Dieu Merci Thuambe à lecoqdelest.net

Pour ce journaliste économique dans la région, le nouveau gouverneur devait aussi proposer au Premier Ministre de déclarer certaines zones dans la province du Haut-Uélé, comme interdites aux activités minières.

« Nous avons certaines réserves aquatiques dans cette province qui nécessitent des protections, avec l’activité minière et surtout artisanale, quelques espèces aquatiques sont en disparition. Sur pied de l’article 6 alinéa 1 du
Code minier en collaboration avec son futur ministre de mines il peut étudier ces zones pour qu’au delà de la production minières et/ou aux travaux de carrières, la province doit aussi conserver et produire certaines espèces aquatique » a-t-il indiqué.

Chimène YOKOBHA

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