Haut-Uélé: Haine des étrangers en Afrique du sud, L’UNIUELE au travers le PEDUC appelle à la  retenue

Haut-Uélé: Haine des étrangers en Afrique du sud, L’UNIUELE au travers le PEDUC appelle à la retenue

photo tiers/exit
l’UNIUELE à travers Le PEDUC et OBERIUELE invite les uns et les autres à la retenue et au recours aux voies pacifiques et

Le Programme d’Education Civique de l’Université de l’Uélé (PEDUC) et son
homologue, l’Observatoire d’Exploitation des Ressources Naturelles et des Investissements dans le Bassin de l’Uélé (OBERIUELE) s’inquiètent des allures de
certaines prises de position des acteurs étatiques et non étatiques de la Province du Haut-Uélé, notamment concernant les ressortissants sud-africains dans notre
Province.

Ce message est contenu dans son communiqué de presse conjoint dont une copie parvenue à lecoqdelest.net.

Dans cette annonce, le PEDUC et OBERIUELE condamnent l’acte de la xenophobie connu ces derniers jours en république sud-africaine et appellent tout de même à la retenue.

 » le PEDUC trouve extrêmement grave les propos d’allure xénophobe de
certaines institutions de la Province. On ne peut pas répondre au mal par le mal. Que des compatriotes soient molestés et tués en Afrique du Sud, cela est inacceptable et
demeure condamnable. On ne peut en vouloir aux Congolais qui protestent. Mais que cela puisse donner lieu à des règlements de compte aux sujets sud-africains qui n’y
sont pour rien dans ce qui arrive en Afrique du Sud, cela aussi est condamnable »

Dans le but de la protection des investissements, I’OBERIUELE attire l’attention des uns et des autres sur l’importance et le rôle de Kibali
Gold Mines dans l’essor économique du Haut-Uélé en particulier et de notre pays en
général.

 » Il y a dix ans, le Haut-Uélé n’était pas ce qu’il est aujourd’hui. Il y a des
changements positifs palpables. L’OBERIUELE souhaite que pour le bien du Bassin de l’Uélé, la passion ne puisse pas l’emporter sur la raison. C’est grâce au patron de Kibali Gold Mines, Mark Bristow, un sujet sud-africain, que la RD Congo est aujourd’hui
comptée parmi les plus grandes industries aurifères au monde. Nous devons en être
fiers. » conclut le communiqué.

Contexte de la Xénophobie en RSA

Afrique du Sud a été le théâtre, lundi 2 septembre, d’une nouvelle vague de violences et de pillages à caractère xénophobe à Johannesburg, la plus grande ville du pays, puis à Pretoria, la capitale, se soldant par des dizaines d’arrestations. Pendant plusieurs heures, des centaines de personnes, souvent armées de gourdins et de pierres, ont incendié et dévalisé des magasins dans plusieurs rues du centre de Johannesburg, un quartier défavorisé régulièrement en proie à l’insécurité. La police est intervenue avec des gaz lacrymogènes et des tirs de balles en plastique pour disperser les émeutiers.

Ces émeutes ont débuté dimanche soir après la mort de trois personnes dans l’incendie encore inexpliqué d’un bâtiment du centre-ville, avant de se propager à d’autres endroits de la ville puis à Pretoria, à une soixantaine de kilomètres. Selon les médias locaux, plusieurs magasins tenus par des étrangers ont été incendiés en soirée dans la capitale. Au moins 70 personnes ont été interpellées lundi dans la seule mégapole de Johannesburg, a annoncé la police, qui a également fait état du meurtre d’un civil dans des circonstances qui restent à éclaircir.

Selon les données officielles de l’ONU, environ quatre millions d’immigrants vivent en Afrique du Sud, bien que certains contestent l’exactitude de ce chiffre.

L’Afrique du Sud a une histoire d’attaques xénophobes perpétrées par des Noirs qui accusent les citoyens d’autres pays africains, ainsi que des pays asiatiques, de venir voler leur emploi.

La vague d’attaques xénophobes qui a balayé l’Afrique du Sud en 2008 a fait au moins 62 morts.

Les incidents qui ont suivi, en particulier en 2015, ont déplacé des milliers de migrants africains et entraîné le pillage à grande échelle de leurs magasins et autres commerces.

Rédaction/lecoqdelest.net

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