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Haut-uélé/journée de lutte contre l’impunité des crimes comis contre les journalistes:les journalistes de watsa disent « Non à l’intimidation » aucours d’un Café de presse

En vue d’immortaliser la journée internationale de la lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes , les chevaliers des plumes de la province du Haut-uélé , particulièrement ceux de Watsa se sont retrouvés 02 novembre à l’hôtel Imperial Guest house de Durba.

Pour tous les intervenants, seul le journaliste est acteur de sa sécurité.

Au nom de la presse, devant environs trentaine de ses confrères ayant pris part à ce café de presse avec l’appui financier et logistique de certains partenaires, Joseph Tadri , président sous-sectionnaire de l’Union Nationale de la Presse du Congo a indiqué que la liberté de la presse dans la province est garantie, nonobstant certaines intimidations qui doivent cesser.

« La journée n’est pas une festivité , c’est une occasion de reflexion autour de notre liberté, nous sommes protegés dans le haut-uélé mais certaines intimidations sont à banir pour mieux servir notre communauté » a indiqué Joseph Tadri.

Martyn AGBONG’O, le président de l’amical des journalistes du Bas et Haut-uélé,une structure proche de la Monusco, la liberté de la presse est garantie par la constitution et les textes internationaux. « Nous sommes obligés à dire tout haut la vérité. » a-t-il dit.

Innocent Makanda Mwamba Lubusu , administrateur du territoire de watsa, a quant à lui reconnu son intervention dans la protection aux journalistes et a promis son soutien tous azimuts.

 » Je vous aime tous, personne parmi vous doutera de mon intervention quant à la protection des journalistes. Je réitère la poursuite de mon oeuvre mais vous exhorte à travailler dans le respect d’éthique et déontologie. » a martélé Innocent Makanda, Administrateur du territoire.

Pour Héritier Mungumiyo,parlant au nom de ses confrères a indiqué que les violences contre les journalistes sont le fait des personnes identifiables qui abusent de leurs positions pour s’en prendre aux médias et qui ne sont jamais inquiétées.

A lui d’appeller les autorités congolaises à mettre fin à cette culture de l’impunité qui entretient l’insécurité pour les journalistes

Notez par ailleurs que pour JED, la célébration de la Journée de lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes donne l’occasion de rappeler qu’en RD Congo, des centaines des journalistes et professionnels des médias risquent chaque jour la mort ou la prison à cause de leur métier d’informer.

Au cours de cette année 2018, le climat de travail des journalistes ne s’est guerre amélioré et aucune mesure, ni politique ni législative, n’a été prise par les autorités du pays en faveur de la liberté de l’information. Le nombre des journalistes et des médias attaqués reste toujours élevé.

Pour vous rappeler, depuis le début de cette année, JED a répertorié 121 divers cas de violations des  droits d’informer et d’être informé en 2018, le même nombre de cas recensés en 2017, qui se répartissent de la manière suivante :

54 journalistes ont été arrêtés pour diverses raisons professionnelles. Si les uns ont été privés de leur liberté pendant moins de 48 heures, d’autres, au contraire, ont été gardés dans les installations des divers services pendant de longues périodes.

37 cas de censure ou des pressions diverses ont été exercées sur les médias par des autorités politiques ou des services de sécurité.

30 journalistes ont reçu des menaces directes ou indirectes, ou ont été agressés dans l’exercice de leur profession. Il s’agit plus particulièrement des journalistes qui couvraient des manifestations publiques organisées par l’opposition, les mouvements pro démocratie, etc.

Ces atteintes à la liberté de la presse recensées par JED sont généralement ou majoritairement le fait des personnes détentrices d’une parcelle de pouvoir public, et qui abusent ainsi de leur position, en toute illégalité et en toute impunité.

Dieumerci Thuambe/lecoqdelest.net

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