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Kinshasa:le Haut-Uélé représenté par APASA Dieu Donné au lancement des activités du Conseil interprofessionnel pour la promotion de l’agriculture en RDC

Dieudonné APASA MADRUMAYO, ministre provincial de l’agriculture du Haut-Uélé présent à la séance d’ouverture

Le Conseil interprofessionnel pour la promotion de l’agriculture en RDC, CIPA Rdc, a lancé officiellement ses activités mercredi, 30 octobre à Fleuve Congo Hôtel en présence du ministre national de l’Agriculture et autres invités de marque, personnalités sectorielles et politiques.

Les échanges ont tourné autour du thème : « Etat des lieux, contraintes, solutions locales et opportunités d’investissement dans le secteur de l’agriculture. » Ils ont été menés par un panel composé de cinq experts.

La province du Haut-Uélé a été représenté par son ministre de l’agriculture, APASA MADRUMAYO Dieudonné.

Cette institution technique a pour mission principale d’accompagner le Gouvernement de la RDCongo pour la relance et la promotion du secteur agricole, un secteur prometteur et principal levier pour le développement de l’économie du pays.

Selon son président, Emmanuel Rwakagara, le CIPA est une initiative qui se focalise sur les filières agricoles de cultures pérennes, vivrières, légumineuses et maraîchères.
« Le CIPA entend créer des emplois et de poser des bases solides de la lutte contre la faible productivité agricole, l’insécurité alimentaire et la pauvreté en RDC pour assurer un développement agricole durable », a indiqué Emmanuel Rwakagara.

Monsieur Mampuya Christophe, le coordonnateur national du Projet d’entrepreneuriat des jeunes dans l’agriculture et l’Agro-business (PEJAB) a axé son message au tour de l’état des lieux dans le secteur agricole. D’après lui, l’agriculture était déclaré priorité des priorités dans les années 70 et 80 et différents projets ont vu le jour au pays.
Si en 1990, le pays a connu l’agriculture de la coopération, en 2002, il a bénéficié d’un programme de la Banque mondiale. Malgré cela, le secteur agricole a connu un déclin.
Plusieurs contraintes freinent le décollage de ce secteur. Il s’agit notamment de la détérioration du monde rural et insuffisance criante des infrastructures de base (route, électricité, eau) ; contraintes liées à la gouvernance ; tracasseries de tous ordres ; faible capacité de planification ; contraintes liées au financement : allocation budgétaire de l’Etat qui est faible moins de 10% ; rareté des investisseurs privés ; absence de coopérative bancaire pour octroyer le crédit aux paysans ; contraintes de production.
Face à ces contraintes, de solutions sont envisagées. De 2009 à 2019, plusieurs solutions envisagées de la note agricole, en passant par une stratégie sectorielle de l’agriculture (en 2010), plan national de l’agriculture, PNIA jusqu’au programme ambitieux, volontariste lancé par le CoCommunication.

Lancement des activités de CIPA RDC, crédit-photo, Citron Communication

Pour sa part, Anthony KINZO, directeur général de l’ANAPI, s’est appesanti sur les éléments qui permettent l’éclosion du secteur agricole ainsi que les opportunités d’investissement. S’agissant des éléments qui permettent l’éclosion, il a évoqué : la loi foncière ; le cadre législatif ; cadre légal avec la loi agricole ; quelques politiques de soutien à la production. Ajouté à cela, différentes opportunités. Il s’agit notamment du vaste marché qu’offre la RDC par la taille de sa population ; 80 millions de terres arables alors que seulement 10% sont exploitées ; les facteurs juridiques : une administration stable ; le climat favorable.

De son côté, N’SIONA Simon, directeur général de l’Office national des produits agricoles (ONAPAC) a donné les principales missions de cet organe étatique. D’abord, une mission agronomique qui consiste en l’encadrement de paysans et la vulgarisation de nouvelles cultures. Ensuite, la mission normative qui exige le respect de normes. Enfin, la mission commerciale qui consiste à assurer la commercialisation de produits.
Avant-dernier intervenant de ce panel, NZOYIHERA Aimé, directeur-pays RD Congo de Trade Mark East Africa a expliqué l’apport de cette entreprise en sa qualité de partenaire de CIPA.
Il s’agit d’une organisation focalisée sur le commerce transfrontalier qui va apporter un soutien technique et financier à CIPA.

Dernier intervenant, Robert SCHUDDEBOOM, ambassadeur des Pays-Bas en RDCongo, a encouragé le Gouvernement congolais à développer ce secteur. Il est parti de l’exemple de son pays, qui malgré les conditions climatiques défavorables, a su développer l’agriculture. Il reste convaincu que la RD Congo a des bonnes raisons d’y parvenir au regard de tous les atouts qu’elle possède.
« Il ne faut pas attendre les routes pour pouvoir cultiver ou œuvrer dans l’agriculture, il y en a qui ont commencé sans infrastructures routières et ont réussi » déclaration de NARCIS TUMISHABE l’un des invités venu de l’Ouganda pour partager l’expérience de son pays dans le secteur agricole.

Le ministre de l’Agriculture, Jean Joseph Kasonga MUKUTA a lancé officiellement les activités de CIPA, a pris l’engagement de présenter les contraintes au Gouvernement pour de solutions idoines. Il a promis aussi son soutien aux initiatives et projets allant dans le sens du développement et innovation du secteur agricole.

Citron communication depuis Kinshasa

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