Rdc-Election du bureau Sénat : la société civile de la Tshopo veut voir les personnalités qui se soucient du social de la population


La société civile, forces vives de la province de la Tshopo hausse le ton à l’approche des élections des membres du bureau définitif du Sénat Congolais.

Dans une déclaration rendue publique mercredi 24 juillet 2019 , cette structure d’appui à la democratie de la province de la Tshopo rappelle aux senateurs le choix utile basé sur les personnes capables de se soucier de la solidarité, la sociabilité et les politiques sociales du peuple congolais.

Ci-dessous la déclaration :

ÉLECTIONS DES MEMBRES DU BUREAU DU SENAT : LA POPULATION VEUT VOIR DES PERSONNALITÉS QUI S’OCCUPENT DE LEUR SOCIAL

Chers Honorables Sénateurs, vous êtes élus pour représenter vos provinces respectives.
Le sénat c’est le prolongement des provinces dit-on.

Nous voulons voir au bureau du Sénat, les personnalités qui se soucient du social de la population; entendu que par social, nous voyons la solidarité, la sociabilité et les politiques sociales.

Chers Honorables Sénateurs, pour que le développement soit durable, c’est-à-dire pour qu’il satisfasse les besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de satisfaire les leurs, l’on doit prendre en compte non seulement des objectifs de projection de l’environnement et de rentabilité économique, mais aussi les objectifs sociaux.

Chers Honorables Sénateurs, la crise actuelle n’est pas seulement écologique et économique, mais aussi qu’elle est sociale et qu’elle affecte le plus durement les populations les moins favorisées de la RDC et que les communautés ne se retrouvent pas.

Nous voulons un bureau du Sénat auquel les membres ont pour objectif le développement social.
Le développement social, c’est améliorer le bien-être de chaque personne dans la société pour qu’elle puisse réaliser son plein potentiel. Le succès de la société est lié au bien-être de tous les citoyens.

Le développement social signifie qu’il faut investir dans la population. Il est nécessaire d’éliminer les obstacles empêchant les citoyens à réaliser leurs rêves avec confiance et dignité. Il ne faut pas se résigner au fait que les gens qui vivent dans la pauvreté seront toujours pauvres. Le développement social, c’est aider les personnes pour qu’elles puissent progresser sur la voie de l’autosuffisance.

Tous les congolais doivent avoir des possibilités de croître, de développer leurs compétences et de contribuer à la vie familiale et communautaire d’une façon significative.
S’ils sont en santé, bien éduqués et formés au moment d’entrer sur le marché du travail et qu’ils peuvent gagner un salaire convenable, ils seront mieux préparés pour subvenir à leurs besoins fondamentaux et pour avoir du succès.

Ainsi, leur famille ira mieux et toute la société en profitera.

Le fait de veiller à ce que les enfants aient une bonne éducation au départ accroîtra leur chance de réussir plus tard.

De plus, pour aider les personnes à atteindre l’autosuffisance, il est essentiel qu’elles aient accès à un endroit sécuritaire et abordable où vivre. Le logement est le cœur de la famille, l’endroit où les familles vivent en sécurité, élèvent leurs enfants, nouent des relations avec la communauté et prennent soin des parents vieillissants. Sans logement décent, il est difficile d’être un membre productif de la société .

Pour réduire la pauvreté, nous devons adopter une approche de développement social et investir dans notre population. En choisissant d’investir dans la population, nous pouvons réduire la pauvreté. Il ne faut pas seulement se limiter au gouvernement pour trouver des façons d’exploiter notre ressource la plus précieuse, soit notre population.

Chers Honorables Sénateurs, la situation sociale de la population en République démocratique du Congo (RDC) n’est pas prometteuse au regard des objectifs du millénaire pour le développement (OMD).

Les besoins de base notamment l’emploi, le logement et l’accès à l’énergie électrique et à l’eau potable n’ont pas été pris en compte par le gouvernement parce qu’ils ne figuraient pas parmi ses priorités.

Nous constatons que la population est en train de sombrer dans la misère la plus totale.

Chaque année, le gouvernement présente un programme avec des actions à mener, cependant, ces réalisations n’ont pas d’impact visible à cause de l’ampleur des difficultés que connaît le pays, fruits du comportement des politiciens : des divisions, des exclusions, tel a quitté le bateau il a créé son parti politique, son mouvement, son groupe; jamais une entreprise pour créer de l’emploi aux jeunes.

C’est pourquoi nous devons d’élire pour les nouvelles personnalités dans la gestion des affaires publiques.

David YOFEMO Malomalo, Président société civile Forces Vives province de la Tshopo