Watsa/Fin mois de la femme: Conférence débat organisée par les femmes en collaboration avec KGM sur les défis à relever par les femmes

La société kibaligoldmines a parrainé l’organisation d’une conférence-débat par les femmes de Watsa ce vendredi 29 mars. C’est à l’occasion de la clôture du mois consacré à la femme, que cette interaction scientifique ait eu lieu.

La cérémonie a commencé par l’hymne national suivi par le mot de bienvenue de la représente du service de genre,famille et enfance du secteur Kibali,Lucie Mbisasoko.Cette dernière, a enchaîné avec le mot d’ ouverture pour expliquer aux participantes l’importance de la conférence qui va renforcer le droit de la femme.

L’administrateur du territoire assistant en charge de l’économie, finance et dévéloppement , Dieudonnette Mungwananjo qui a ouvert personnellement les travaux , a profité de cette occasion pour remercier la délégation de la femme venue de toutes les couches ainsi que Kibaligoldmines d’avoir organisé cette conférence-débat.

Concernant les interventions, on a compté cinq au total :

« Penser équitablement, batir intelligemment,innover pour le changement « ,thème qu’elle a développé à l’assistance. Au-cours de son adresse, elle a invité les mamans à agir au même titre que les hommes. Égalité 50-50 revient à la femme de se prendre en charge pour atteindre ses objectifs.

« La femme doit avoir l’apport dans l’émergence et le relèvement de son environnement » conclut-elle.

Prenant la parole en deuxième lieu, Maître LOSOMIA BOELE Bismick, avocat au bareau de Kisangani et mandataire en mines, délégué du cabinet MGMM, trouve aberrant et non judicieux de voir la femme revendiquer la parité. Puisqu’ il existe plusieurs types de documents juridiques et lois au niveau national ( Art.14 de constitution) qu’international depuis 20 siècle, qui ont d’ores et déjà reconnu les droits des femmes.

A en croire cet juriste de formation, la solution n’est pas de réclamer une liberté quelconque, mais plutôt la femme doit assumer la responsabilité de ses choix.

« Le problème n’est pas l’homme. Nous devons apprendre à reconnaître que nos actions ont des conséquences et par là même prendre la responsabilité de formuler des choix cohérents ».

Pour relever le défis, Bismick BOELE LOSOMIA, estime que la femme congolaise en général et celle de Watsa en particulier, doit dorénavant travailler de manière active pour son épanouissement.

Prenant la parole, Madame Rose ARAMA, , a consacré le préambule de son allocution d’une trentaine de minutes, à développer le thème: « Ensemble pour promouvoir la paix,la sécurité, genre pour l’accès au services publics de qualité « .

Elle regrette avec amertume de constater, bon nombre de femmes réservent beaucoup d’intérêt aux choses ayant trait au sensationnel que peuvent les coûter cher à l’avenir.

« La femme congolaise, connaît une régression presque à tout le niveau », a-t-elle martelé.

Cette baisse est due non essentiellement au fait que les femmes passent le temps pour des choses inutiles , mais aussi à la conjoncture du pays. Cela se traduit par manque de salaire décent au personnel, le projet d’autonomisation de la femme et le gouvernement n’offre pas de bourses d’études aux filles enfin de renforcer son développement.

Pour clôturer son exposé, Rose Arama , a demandé, aux femmes de » travailler pour émerger dans tout le domaine; d’éviter la fraude et la légèreté et d’avoir la confiance en soi. » .

Madame Rose Arama ne s’est pas arrêté là, elle a aussi lister les différents phénomènes qui rongent l’image de la femme. Et a demandé, aux jeunes filles à ne plus exposer leurs corps par un style vestimentaire non scandaleux.

La dernière intervenante, c’est Madame Lycie Mbisasoko, Cette dame de fer, représentante de service genre dans le secteur Kibali a parlé de « la femme capable d’autonomiser sa vie sans vendre son corp »

Celle-ci martelle sur la prise de conscience. « Tout doit se faire avec la complicité de sa propre prise de conscience. La femme doit se rendre compte, qu’elle a de la valeur. Et, ses valeurs sont traduites par un champ socioculturel, certes, et doit s’adapter » , a expliqué Lucie, ce qui marquait aussi la fin des interventions, laissant la place aux questions et contributions des participantes.

Notez que la journée s’est clôturée par plusieurs jeux et démonstrations des mamans.

Ngetha Kasuka/lecoqdelest.net